Langage, apprentissage, enseignement des Sciences de la Vie et de la Terre.

Ouvrage réalisé par Yann  Lhoste est  professeur  des  universités  en  sciences  de  l’éducation  à  l’université  des Antilles (pôle Martinique, FLSH). Il est chercheur en didactique des SVT et directeur adjoint du Laboratoire d’Épistémologie et de Didactiques des Disciplines de Bordeaux (Université de Bordeaux, Lab-E3D, EA 7441). Il est également chercheur associé au Centre de recherches en éducation de Nantes (CREN).

 

L’ambition  de  cet  ouvrage  est  de  défendre  une  didactique  des  sciences  de  la  vie  et  de  la terre (SVT) qui présente à la fois un ancrage épistémologique profond et un ancrage fort  dans  les  sciences  de  l’homme  et  de  la  société.  Ainsi,  l’auteur  a  le  souci  d’articuler une problématique déjà élaborée (dite « de la problématisation ») inspirée de Bachelard à une  théorie  psychologique  de  l’apprentissage  dans  la  perspective  de  Vygotski  et des  prolongements  que  l’on  peut  donner  à  sa  pensée  en  ce  qui  concerne  le  langage.  
Aussi s’intéresse-t-il aux pratiques langagières des élèves et du professeur au cours de l’apprentissage.  Cette  approche  lui  permet  de  requestionner  des  travaux  classiques  de  la  didactique  des  sciences  dans  une  dialectique  entre  rupture  et  continuité  (entre  opinion commune et savoir scientifique, concepts quotidiens et concepts scientifiques) dans  une  nouvelle  perspective  de  compréhension  et  d’interprétation  des  processus d’enseignement-apprentissage  à  travers  le  modèle  de  structuration  des  contextes.  
À  titre  d’exemples,  des  recherches  empiriques  choisies  dans  différents  domaines  des SVT  (adaptation  des  êtres  vivants,  classification  scientifique  du  vivant,  devenir  de  la matière  organique  dans  le  sol,  nutrition,  communication  nerveuse)  et  concernant  différents  niveaux  de  scolarité  viennent  soutenir  l’enquête  didactique  de  l’auteur.  Ce travail  –  conduit  dans  une  conception  collaborative  de  la  recherche  en  éducation,  qui ne cantonne pas les professeurs à l’utilisation de dispositifs établis en dehors d’eux –, s’inscrit dans une nouvelle forme épistémologique dont il contribue à l’élaboration.